160 barrettes de 8Go de mémoire vive (RAM). Soit 1.3 téraoctets, ou 1 300 000 mégaoctets de RAM. Des chiffres qui nous ont bien fait sourire. « Si on m’avait dit, lorsque nous avons installé notre premier serveur partagé avec 256Mo de RAM en 1996, qu’on ajouterait un jour plus d’un million de megs de mémoire sur nos serveurs, je n’y aurais pas cru! », s’est exclamé Sylvain Leclair, notre chef bien-aimé. Malgré la fascination de Sylvain à voir ce nombre impressionnant, nos techniciens habitent déjà le langage des téraoctets dans leurs quotidiens. Il reste néanmoins que 1.3 To de mémoire est un nombre considérable et non-négligeable. Ce n’est pas de l’espace disque, quand même!
L’utilisation courante de nos serveurs est maintenue à moins de 50% de leurs capacité totale, ce qui nous permet d’assurer des performances optimales en tout temps. Alors à quoi bon augmenter la mémoire? Nous préférons parler de prévention, car toutes ces barrettes serviront presqu’uniquement pour la redondance des serveurs.
Nouvelles technologies, ressources et performances
Cet ajout considérable de mémoire offre des chargements plus rapides, ainsi que moins de risques de saturation des ressources du serveur. En plus, l’augmentation de mémoire nous permet de supporter de nouvelles technologies qui peuvent demander plus de ressources.
Par exemple, nous avons récemment remplacé le module de traitement PHP vers FastCGI. Malgré que FastCGI est plus performant et plus rapide dans le traitement des requêtes PHP que suPHP (la version précédente que nous utilisions), il est aussi plus gourmand en mémoire. Nous savions que FastCGI demandait plus de mémoire, mais sans croire que ce serait si significatif.
Certains diront que cette augmentation de consommation, allant parfois jusqu’à près de 60% de la capacité serveur est négligeable, et qu’elle laisse encore un large tampon pour absorber les imprévus. Ils n’auront pas tort! Par contre, lorsque nous observons nos standards de qualité et des ressources requises pour notre plateforme de redondance, cette situation devient non-viable.
Filet de sécurité pour la redondance
Nos serveurs d’hébergement sont configurés sur une infrastructure redondante de haute qualité. En résumé, le serveur A est répliqué en temps réel sur le serveur B. Dans l’éventualité d’une panne sur le serveur A, le serveur B prend le relais ainsi que la charge du serveur A, évitant ainsi l’interruption des services du serveur A. Dans une telle situation, nous avons besoin de deux fois plus de mémoire pour assurer le maintient des performances des deux serveurs qui se retrouvent sur un seul.
Le basculement d’un serveur à l’autre est une action plutôt rare (quelques fois par année), qui ne dure pas très longtemps (moins de 24 heures) et qui cause seulement de légers ralentissements pendant la période de l’intervention. Mais nous considérons que les impacts lors d’une interruption doivent être limités au maximum et idéalement passer inaperçu.
Nous ajouterons donc 1.3To de mémoire sur nos serveurs dans les prochaines semaines, au bonheur de tous!

