La domotique : un volet en pleine croissance sur l’internet

Article rédigé par Gérard Blanc, collaborateur invité au blog Funio

La «domotique», cette contraction des mots «domicile» et «automatique» est un concept qui tend actuellement à faire «le buzz». Pourtant, la domotique, avec ses premières manifestations datant des environs de l’année 1985, n’est pas un concept vraiment récent. Même si ses balbutiements originels semblaient plus alléchants dans les médias que dans les réalisations effectives. Un nom ronflant, des applications théoriques qui font rêver, et une ambiance sociale plutôt technophile, à une époque où la micro-informatique faisait des ravages, ont suffit pour que les médias d’information les plus sérieux s’échauffent, décrivent et promeuvent une technologie en devenir, loin d’être aboutie, mais qui fit rêver, puis déçue nombres d’amateurs technophiles. Depuis, les choses ont beaucoup évolué.

Le sans-fil: une bouffée d’oxygène

C’est la démocratisation de l’internet qui conduisit au développement et à la prolifération du «sans fil». Que ce soit du WiFi ou un protocole spécifique tel que ZWave. Ils furent assurément la bouffée d’oxygène que cherchait la moribonde domotique pour repartir de plus belle, comme un phénix renaissant de ses cendres. Tout redevenait possible. Et le concept de maison intelligente prit alors toute sa signification. La domotique apporte, dès l’heure, des solutions concrètes à l’automatisation des besoins modernes de confort, de sécurité, de gestion de l’énergie et de communications à distance, aux propriétaires modernes d’une maison ou d’un appartement. La domotique s’inscrit en leader dans un nouveau concept global qui est actuellement affectueusement baptisé  : «l’internet des objets» dont l’objectif est la connexion de tout ce qui gravite dans l’environnement de l’humain, de son réfrigérateur à sa voiture, en passant par les serrures, les thermostats, la porte du garage, la gestion de la piscine, la rationalisation intelligente de l’éclairage, du chauffage et la gestion de la surveillance, de la sécurité et des alarmes.

Un outil aussi opportun que miraculeux

La domotique, bien que faisant partie de l’informatique des objets, se doit comme toute technologie de pouvoir communiquer avec ses utilisateurs humains. Il lui faut donc une interface personne-machine, graphique si possible (GUI) et des plus conviviales, la plus disponible possible également, la moins dispendieuse, mais la plus performante. Cela fait un ensemble assez impressionnant de qualités nécessaires. Nul doute qu’un tel objet technologique ne peut être qu’onéreux, au risque d’imposer un frein important à la pénétration de la domotique.

Mais la chance était au rendez-vous. Les amateurs de domotiques sont des technophiles et comme bon nombre d’entre eux ils possèdent un téléphone intelligent. Objet communiquant miraculeux en l’occasion, car il possède toutes les qualités de l’interface recherchée par la domotique. Quelques entreprises technophiles et avant-gardistes, avec des noms aussi évocateurs que non ambigus, tel que «SolutionDomotique» et autres, surfent sur la «Iphone-mania» qui apporte le coup de pouce salutaire à la domotique nouveau genre. D’autres objets technologiques, comme les «Ipod», «Ipad» et consœurs, s’y adjoignent pour accompagner la domotique sur le chemin du succès, utilisant parfois la télévision comme console de visualisation.

Un avenir encore à définir

La domotique pour satisfaire au mieux les besoins des résidants de la maison intelligente se doit idéalement d’être une domotique «chronoévénementielle». C’est-à-dire qui réagit d’une part au temps, par la date et l’heure, et d’autre part à des événements ponctuels, notifiés par des capteurs d’indications. Par exemple, le dernier sorti de la maison ou le premier entré, provoquera la diminution ou la hausse du chauffage, en fonction de la température extérieure ou de l’heure de départ ou d’arrivée des résidants.

La domotique pour concrétiser la maison intelligente requière de la doter un «cerveau». Soit une UCTC, unité centrale de traitement et de communication. Aussi, une boite de centralisation, contenant une sorte de micro-ordinateur minuscule, sera mise en place. Mais, les avancées de l’informatique apportent de nouvelles solutions potentielles. Pourquoi pas une domotique hébergée, avec un site de paramétrage et de commande. Permettant une délocalisation du «cerveau» de la maison, pas réellement dans l’inconnue du cloud, mais hébergé de façon fiable, disponible et sécuritaire.

En conclusion, si la domotique frappe actuellement à nos portes, il lui reste encore quelques raffinements technologiques, de solution à peaufiner et à se doter d’un protocole de fonctionnement, si possible ouvert, et permettant l’interopérabilité des équipements multifournisseurs.

Publié le a par Équipe Funio dans: business, Funio

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